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Après une grosse semaine de boulot pour finaliser le lancement de la destination touristuique de Lares, le district avec lequel nous avons beaucoup travaillé, ma chef me propose de prendre une semaine de congès… Je pars donc dimanche avec mon nouveau colloc danois, Soren, pour Arequipa - la ville blanche, 2º ville du pays. Voyage de nuit bien sûr et en arrivant petit déjeuner dans l’un des resto possédant un balcon donnant sur la plaza de Armas. Rien de mieux pour se remettre du voyage.

Cette ville est vraiment jolie et c’est plus agréable de s’éloigner un peu de Cusco (Trop touristique). En descendant nous tombons sur une agence qui nous propose de gravir le Misti ou Chachani, 2 volcans proches d’Arequipa… Les yeux de mon coloc brillent comme jamais, moi je me dis que ça pourrait être sympa… Je ne sais pas encore à quoi m’attendre. On rentre et le guide de l’agence nous présente les 2 treks. Je n’avais pas encore bien compris que ces 2 volcans étaient des toits du monde… 5822m et 6075m… On se dit que autant se faire un 6000m, c’est plus la classe sur le CV ! L’agence nous fait un prix beton, en gros 45€ pour se faire un massif de cette envergure avec 2 guides expérimentés et bien sur tout le matériel. En effet, je suis venu en claquette à Arequipa, glandouille et visite de la ville au programme. Et là, je m’engage pour gravir un sommet sur 2 jours sans matos, sans affaire bien chaude… La trouille… On est censé partir le lendemain matin et revenir le jour suivant… Ça c’était sans compter sur la grêve général. Et oui, quand il y a grêve, il n’y a pas de voiture qui circule… donc le soir même il nous annonce que ce n’est plus possible de partir le lendemain matin mais seulement le lendemain soir… à 10h ! ! Je comprend vite que l’on ne fera plus le trek en 2 jours mais seulement en 1 et en commençant vers 1h du matin. Héhé, je fais moins le malin… Mon colloc a l’air plutôt heureux, il n’avait pas vraiment envie de dormir sous la tente à plus de 5000m.
Le lendemain on visite tranquilement la ville mais surtout on essaye de se reposer un peu. J’ai la trouille, 6075m c’est quand même 1200m de plus que le Mont Blanc, ça commence à faire… Le 4*4 arrive à l’hotel à 10h et nous rencontrons le couple de français avec qui nous allons fair l’ascension, Philippe et Charley, qui nous reservent une énorme surprise… 3 heure de 4*4 et nous arrivons enfin au point de départ de notre ascension. On s’équipe, on mange vite fait un morceau et c’est partis, il est 1h30 du matin.
Le début le l’ascension est plutôt facile, le guide connait très bien son métier et nous impose un rythme lent mais bien régulier. Le ciel est sompteux, je n’ai jamais vu autant d’étoile de ma vie. Bizarement il ne fait pas si froid. Nous rencontrons les premiers dificultés au lever du jour avec le franchissement des premières couches de glace. Je commence à avoir un peu mal à la tête et je suis incapable de manger quoi que ce soit. En gros je ne mangerai qu’une fois de retour à Arequipa. N’ayant pas dormi je m’attendais à être beaucoup plus fatigué. Celui qui peine le plus c’est Philippe, il galère comme jamais. Nos guides nous ménerons jusqu’au sommet, le seul groupe de la journée sur les 5 avaient tentés le coup, alors que nous avions commencé le matin même, et non pas la veille ! Je n’ai jamais fait d’aussi petit pas de ma vie, entre 10 et 20 centimétres… On avance pas vite à ce rythme là mais on avance et c’est bien là le principale! Avec l’altitude tu penses différemment, pour tout dire tu ne penses plus beaucoup… tu n’as qu’une idée en tête c’est monter monter et toujours monter. Ceux sont les guides qui te forcent à prendre un peu de repos. Sensation à la fois bizard mais qui t’envaillie. On finit par atteindre le sommet avec Soren mon coloc, c’est tout simplement magique, il n’y a pas un sommet plus élevé à perte de vue, il n’y a absolument pas de vent, et c’est beau, il n’y a pas d’autre mot. C’est vraiment une victoire d’atteindre ce sommet surtout quand plus d’une fois tu te dis que jamais tu ne vas y arriver. La dernière montée fut vraiment terrible. Les deux autres francais arrivent enfin 20 minutes plus tard et là spectacle, Philippe met un genoux à terre et demande la main de sa petite amie Charley.

J’ai bien mis 1min avant de me rendre compte de ce qui se passait. Quand je vous dis qu’on pense plus lentement tout en haut ! Si ça ce n’est pas la classe, une demande de mariage à plus de 6000m d’altitude, avec une bague à 5 soles (1€)… Je suis invité au mariage héhé. Jamais ils ne pourrons oublier ce moment je pense.

Le seul problème c’est que Philippe était vraiment épuisé, il avait vraiment tout donné dans la montée, un peu comme nous tous…, et qu’il nous restait tout le sens inverse à faire ! Il a dû descendre encordé avec l’un des guide par sécurité. Ce fût le moment le plus dur de la journée pour moi, épuisé, mal de tête et toujours pas moyen de manger quoi que ce soit. Je déambulé comme un pantin, plus que physique c’est vraiment psycologique je pense la haute montagne !
Nous avons mis 9 pour monter et 3 heures pour descendre. Quel bonheur de voir enfin le 4*4 en contre-bas. La descente vers Arequipa fut plutôt pénible, plus que tout je voulais me reposer. Une fois arrivé, directos à la pharmacie pour le mal de tête, d’estomac et surtout pour acheter des pastilles pour me rehydrater. Après un bon repos en terrace toujours sur la place d’Armes avec tout le monde, j’ai dormis 15h de suite !
Ce fût vraiment de l’extrême dans tous les sens du terme, 6075m sans dormir et sans manger et un dénivelé de plus de 2500m… C’est tout simplement le truc le plus fou que j’ai fait de ma vie ! Bref je suis super fier de moi sur ce coup là et comme dirait Soren
we did it ! Y no conozco otra persona que ha hecho eso ! Check !
Je crois bien que j’ai mis plus de 1000m à mes oncles et à ma tante alpinistes ! héhé ! On en reparlera à Noël !

‘Quelle vie on méne quand on méne la vie qu’on veut !’
(cf l’un de mes potes du Nord) Ça commence à prendre tout son sens pour moi !
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La semaine dernière j’envisageais de faire un voyage dans la jungle mais Evelyn, une amie de Leslie, française qui travaille dans la même ONG que moi, l’a appelée jeudi pour lui proposer de venir à Quillabamba, petite ville de selva alta (jungle de montagne) pour le weekend. Leslie m’a proposée de l’accompagner ainsi que Eva, l’allemande qui travaille avec moi sur les parcours touristiques.
Vendredi nous voila donc partis en combi, mini bus super luxe, pour 5h de trajet dans la Vallée Sacrée des Incas puis dans bien vite dans la jungle. Arrivée à Quillabamba, il fait 25ºC, il est 20h, le contraste est flagrant avec Cusco ou le soir il fait toujours aussi froid. Evelyn vient nous chercher au terminal, on prend un de ces fameux moto-taxis, il faut doux, tous le monde est en short et en polo, bref, il me semble être dans un tout autre pays. Arrivée à l’hotel, on se change vite fait pour enfiler les sandalettes et en piste pour l’une des discothéques de la ville,nommée 40 grados, pour vous dire… En plus ce soir c’est défilé de beauté. Il y a un monde de fou, des jeunes et des moins jeunes, et tout les gens attends l’arrivée des starlettes. Le défilé prendra environ 2 heures et il faut dire que c’est plutôt sans intérêt. Je dois pourtant avouer que le physique des filles deQuillabamba est bien plus agréable qu’a Cusco. C’est la première fois que je trouve des peruviennes jolie et en plus elle sont sympa… Après en avoir parler avec Evelyn elle m’explique que c’est le climat, j’ai un peu du mal à croire mais bon… Le défilé s’éternisant, j’en profite pour discuter avec les amies d’Evelyn et pour boire quelques bières. La ville n’est absolument pas touristique et on est un peu devisagé des pieds à la tête mais dès que l’on parle espagnol, il sont tout de suite plus sympa ! ! Deux ou trois pas de dance et dodo…
Le lendemain départ pour las 7 tinajas, une cascade mais il faut dire qu’il n’y avait pas beaucoup d’eau, c’est la fin de la saison séche, donc pas forcement très impressionnant.

Cependant ce sont nos premiers pas dans la jungle et la végétation me facile. Nous montons à l’arrière d’un pick-up où nous sommes bien marrés car le chauffeur cherchait à nous faire peur, pour attendre Echarate, connue pour sa piscine municipale. Flambant neuve, avec taubogant et jacousie, la très grande classe pour le Pérou ! Cette ville a récemment découvert du gaz, donc un gros flux d’argent est arrivé. Les habitants sont toujours aussi pauvre mais la mairie et la piscine sont flanbamt neufs !

Le derniers jours nous avons visité la cascade de Mangor, avec le meilleur ami d’Evelyn, Raoül, dont la famille vient des States et qui posséde plusieurs plantation de café et de bananes. Il nous a donc fait visiter une plantation sur le chemin pour attendre la cascade. Pour info, les fruits sont délicieux ici et ne coûte pratiquement rien, tout l’inverse de la France, et j’en ai découvert un grand nombre : mango, granadilla, papaya, tumbo, palta, platanó de la selva (banane gente de la jungle) et autre. Pour avoir une idée des prix, on achéte 10 bananes pour 1 soles soit un peu moins de 25 centimes d’euros. On se fait donc plaisir avec les salades de fruits mais surtout les jus qu’on trouve dans tous les marchés.

Pour anecdote, el jugo especial c’est lait, oeuf, bière et condiments, rien de mieux au petit déjeuné ! Pour revenir un peu à la cascade, elle faisait environ 30 metres de haut et au moins il y avait un peu d’eau…
J’avais pour ambition de pousuivre mon périple plus en profondeur dans la jungle jusqu’au pongo de manique mais j’ai dû y renoncer. Tous d’abord il m’aurait fallu 3 jours suplémetaires dont 2 jours de trajet dans des conditions plus difficile et je n’avais pas forcement l’autorisation de prendre une semaine de congés sans en parler avant avec mon chef, ensuite je devais le faire seul donc ce n’ai pas des plus agréable surtout pour les trajets et enfin la mère d’Evelyn m’a fortement déconseillé d’y aller car les pluies avait commencer plus bas et le niveau de la rivière avait fortement monté. Il fallait que je trouve un bâteau pour atteindre le pongo donc j’ai préféré rentrer avec les filles sur Cusco, ma très cher ville impériale.
Ce weekend c’est plus cool normalement avec quelques soirées au programme. Pour info, j’ai été sélectionné pour jouer dans l’équipe de foot de l’hotel de mon ONG. Il y a un championnat inter hotel de Cusco qui commence lundi. Manque de chance, je suis tombé dans la même poule que mon meilleur pot ici à Cusco, Gordano ; ça sera très chaud surtout que l’on joue ensemble deux fois par semaine.
Pour la famille, le mariage de Clémence approche et je dois avouer que je suis vraiment décu de ne pas pouvoir être présent parmis vous. Cela aurait été pour moi une occasion de revoir tout le monde. La famille et les amis c’est qui manque le plus au bout d’un certain temps …
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Dimanche, de nouveau petite sortie avec Leslie, Eva une de ses amie et Marie (une agro de la même promo que moi qui bosse sur Cusco). Nous partons donc pour Lucre, célebre pour ses canards (cuits bien sûr !) et pour tipon célebre pour ses cuy (hamster cuits bien sûr !) mais aussi pour ses ruines.

Arrivée à Lucre après un trajet assez marrant avec un chauffeur de taxis qui philosophé sur les relations hommes femmes et sur les couples peruvien-étranger. Une fis à Lucre on s’est baladé un peu autour de la lagune puis on s’est bien vite attablé.

Le cadre était magnifique mais je dois avouer que le canard ne m’a pas vraiment plus, surtout vu sont pris. Nous nous sommes venger avec de très bonnes patisseries…
Départ pour tipón mais le problème est qu’il n’y a pas de trasport en commun jusqu’à la route principale on est donc censé marcher… Heureusement un pick up passe par là et nous montons à l’arrière. Tout content nous sommes surtout qu’il nous déposera à tipón dans nous n’avons pas eu desoin de prendre les transport en commun. Nous devons marcher environ 4 km pour atteindre les ruines. Petit problème, Marie est asmatique donc on prend le temps de monter tranquilement. Une fois en haut on découvre un site assez interessant (je commence à être un peu blasé des les vielles pierres et des terasses ! ) surtout par son réseau hydrique.

Il y a de nombreuses canalisation d’eau pour chaque terasse. Le plus sympa est que nous sommes tout seul sur ce site : ambiance un peu spéciale surtout qu’il y a eu un immense incendie ces il y a un peu plus d’un mois qu’il fut stoppé net au pieds du site. La monatgne est toute noir et les terasses toutes vertes !
Retour à Cusco en combi, c’est petit bus où j’ai bien du mal à casser mes pieds ! Une bonne petite journée avant de commencer la semaine.
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Weekend et début de semaine chargée. Tout d’abord vendredi soir, despedida de mes derniers colocs qui partent pour un petit tour au chili et qui ensuite rentrent en Australie. Je peux maintenant dire que je suis un expert pour faire les piscos sawer…

Une soirée interculturelle étant donnée que sur la photo vous pouvez voir de gauche à droite, mon bras (super on est content !), une australienne, un anglais, un chilien, un péruvien et pour finir un madrilen. Pas mal quand même… Bref, après un apéro bien chargé, nous avons fait la tournée des bars où nous sommes reçu comme des rois maintenant, il faut dire qu’on commence à être connus… Retour à 6 heures du matin avec un petit déjeuné continental dans notre patio avec levée de soleil sur Cusco. Samedi journée foot, merci Remond, avec tes conneries j’en ai pris plein la trouche ! Et c’est vraiment peu dire. Les anglais ont gagné, les espagnol ont gagnés, le pérou à gagné et que fait la france, elle prend une grosse fessée ! Et je pése mes mots… En plus de ça je n’arrive pas à joindre ma petite amie depuis 1 mois et ça fait bien rire tout le monde. Bref, ce n’étais pas ma journée…
Dimanche pour me changer les idées et pour profiter un peu du cadre magnifique dans lequel je vie, oui je pense qu’on peut le dire ! , me voilà partie pour la valle sagrado visiter les sites de moray et las salineras. De Cusco j’ai pris un bus jusqu’à maras, ensuite j’ai fait à peu près 20 km à pieds sur la journée pour faire les 2 sites et retourner à Urubamba pour reprendre un bus. Deux amies françaises m’ont accompagné mais elles l’ont fait en taxis ! Pour information, Moray est un ancien centre de recherche agriconomique inca. C’est pourquoi je ne pouvais passer à côté de cette visite.

À première vue, le site se présente comme un amphithéâtre constitué de plusieurs terrasses disposées en cercle concentriques. En fait il s'agissait d'un centre de recherche agricole inca où étaient pratiquées des expériences de culture.La position des terrasses créent toute une série de microclimats: la température est plus élevée au centre mais diminue ensuite en fonction de la distance de chaque terrasse. Cela permet de simuler une vingtaine de microclimats différents. On pense que Moray a notamment servi à prévoir les rendements agricoles, non seulement dans la Vallée sacrée mais aussi dans d'autres partie de l'Empire inca.Les terrasses sont constituées de murs de soutènement, de terre fertile et d'un système d'irrigation complexe permettant de cultiver plus de 250 espèces de plantes. Pas mal quand même…
15 km plus bas, j’arrive aux salineras, puits salins en pleine montagne. Les salines sont constituées de nombreux bassins en terrasses permettant chaque année la récolte d'une dizaine de tonnes de sel.

Les bassins sont alimentés par de petites canalisations reliées à une source d'eau chargée de sel s’échappant de la montagne. Je suis rentré à Cusco bien creuvé et complétement cramé par le soleil mais plutôt fier de moi !
Lundi je pars pour 2 jours de trek (une journée de marche et une journée pour découvrir les danses traditionnelle soit disant !) avec Eva la nouvelle stagiaire et Carlos un collégue. Il connait très bien le chemin étant donné que le point de chute et son village d’origine. Encore une bonne journée de marche dans un cadre assez sympa mais au rytme beaucoup plus tranquille que le jour précédent. Nous arrivons en fin de journée à Huaylabamba, capitale mondiale du mais blanc, où nous sommes reçus comme des princes par l’oncle de mon collégue. Il a en fait 11 oncle et tante et il a un lien de parenté avec la moitié du village. C’est en fait la fête de la Vierge (Viren de la natividad), patronne du village, pour 4 jours. Vraiment impressionnant ! Des dances traditionnelles en continue de la chapelle (dans la chapelle aussi)à la place d’arme, tout le monde qui dance, qui picole pas mal aussi il faut dire, un feu d’artifice…

Bref, la fête du village avec une touche religieuse bien marquée. J’ai testé toutes les spécialités du village et suis rentré assez top car vraiment creuvé. Le lendemain, journée de défilé, je me suis retrouvé sur la place d’arme à saluer le maire avec tous les membres de la famille ! Sinon à dancer avec les petites mamies et à picoler avec les papy, qui tiennent bien la route… En conclusion une fête péruvienne authentique sans le moindre touriste avec des gens super accueillant et où je compte bien retourner d’ici peu. Je suis invité à visiter l’exploitation de l’un des oncles de mon collégue et espère en savoir un peu plus sur ce maïs.
Super sympa ces 3 jours. J’espère que ça va continuer ! Il n’y a pas de raison
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Me voila bientôt à la moitié de mon stage et premier constat : que le temps passe vite ! ! J’ai encore tellement de cite à visiter et de truc à faire, il faut que je me bouge… Ce weekend bien sûr je regarde le match de foot de l’équipe de france mais je ne pourrais pas faire sans regarder le match de l’équipe du Pérou. Ils jouent vraiment mal mais au moins on ne s’ennuie pas, il y a en moyenne 5 buit par match ! Sinon, j’ai prévu une petite sortie le dimanche au Salineras et à Moray à 2 heures de Cusco en bus. Une petite journée rando de 15km pour se mettre en jambe. Moray est l’ancien laboratoire agronomique des incas, il fallait absolument que je le visite. Je vous décrirais tout ça plus tard.
Sinon au boulot, j’ai complétement changeais de mission. Je travaille maintenant sur l’élaboration de nouvelles routes touristiques ‘responsables’pour la future agence de voyage de mon ONG. C’est vraiment cool, dès lundi nous sommes partis pour 3 jours de rando. L’objectif est d’identifier la route, reconnaître les coins sympas, prendre des photos, calculer les temps de parcours… Ca va me permettre de voyager pratiquement toutes les 2 semaines dans des endroits magnifiques sans frais. En rentrant des treks il faut finaliser le parcours préparer une plauqette de présentation… Je dois également organiser des jours de visite de Cusco pour les membres de mon bureau et des hotels de l’ONG pour qu’ils connaissent un peu mieux les sites touristiques de la ville.
J’ai eu beaucoup de boulot en début de semaine pour terminer une plaquette de présentation de produits de tissage qu’il a fallu traduire. Ça fait 6 mois qu’ils savent qu’il faut absolument terminer ce catalogue pour début septembre mais ils s’y sont mis fin août, vraiment à l’arrache ! J’ai eu une journée pour faire la traduction de la palquetteJ’ai une de mes collégues qui par le 13 septembre avec 3 tisseuses pour une foire d’exposition à Caen. Je serais bien rentré 15 jours en france mais il n’y a pas de place pour moi !
Voila vite fait les nouvelles avant de partir en weekend
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Me voila revenu de mon voyage d’étude (pasantía), avec 8 comuneros et les 3 membres de mon bureau. Ce fut un voyage de 3 jours dont l’objectif était de visiter d’autres auberges touristiques comunales afin d’ameliorer nos connaissances et surtout de partager des expériences. Nous avons visité 3 auberges dont une sur une toute petite île du lac titicaca (la isla ticonata) inconnue du public (on ne la trouve pas dans le Lonely Planet ! !)
Premier jour, nous voilà partis dans un petit bus de 15 personnes pour Raqchi, notre premier arrêt. Cette communauté est située à 150m de la route (Puno-Cusco), le flux de toursites est donc relativement important et le projet de création d’une auberge a tout de suite bien fonctionné. Les propriétaires nous ont fait visiter l’auberge puis s’en est suivie une table ronde. Moi je n’ai pas suivi grand chose étant donné que c’était en Quechua. Et oui, les femmes de la comunauté avec lesquelles je travaille ne parlent pas espagnol. C’est un handicap certain pour la relation avec le touriste mais bon, ils s’adaptent.
Après le partage des expériences de chacun, nous avons visité le site archéologique de Raqchi. Pendant la période Inca, ce site était stratégique. En effet, situé à mi-chemin entre Cusco (ancienne ville impériale de l’Empire) et l’altiplano, ce fut l’un des plus grand grenier de l’empire. Toute sorte de produits était entreposé ici et en immense quantité. Selon Carlos, l’un de mes collégues, certains produits étaient expédiés jusqu’au sud de la Bolivie actuelle. C’était également une immense caserne militaire où pouvaient loger l’Inca (chef de l’empire) et son armée de plus de 20 000 soldats et un centre culturel avec la présence du temple du Dieu Suprême. Bref, ce fût un centre culturel, économique et militaire !

Après le déjeuner, nous nous dirigeons vers Puno. Environ 6h de bus et nous voila arrivé. Ce fut vraiment marrant d’aller au resto chinois avec les comuneros. Pour anecdote, en revenant sur Cusco nous avons mangé dans un poulet frites et comme ils étaient vraiment énormes les poulets, ils ont demandé des petits sacs pour repartir avec les restes ! ! Sinon, nous avons eu une coupure de courant à 11h du soir et mon collégue était sous ca douche. Enorme fou rire alors que le malheureux ne parvenait pas à sortir de la salle de bain !
Bref, le 2º jour nous partons pour l’île Ticonata du lac Titicaca. C’est une toute petite île avec seulement une auberge touristique et très peu connue.Pour atteindre l’île, nous devons prendre un petit bateau. Seuelement, je n‘avais pas prévu qu’ils ne savaient pas nager. On a eu du mal à les convaincre de monter à bord. Ils avaient une trouille terrible !

Nous parvenons quand même à embarquer et en arrivant sur l’île, une demie heure plus tard, surprise, il n’y a pratiquement personne. On apprend qu’ils nous attendent en face, sur la pesqu’île ! Le temps qu’ils arrivent, nous nous reposons un peu, puis s’en suit la bienvenue, le repas et bien sur la table ronde. En fin d’après midi, nous visitons l’île et nous admirons le coucher de soleil du haut du mirador. Vraiment splendide le paysage. Après le souper, une bonne heure de chant au programme mais aussi les danses traditionnelles autour du feu de camps. J’avais un peu l’air bête à m’agiter comme ça, bien sûr j’ai du suivre le rythme, mais c’était vraiment marrant.

Le lendemain matin je me suis réveillé à 5h30 pour voir le lever de Soleil. FABULEUX ! Il n’y a pas d’autre mot, surtout quand tu es tout seul au point culminant de ton île et sans personne en vue. Seuls quelques pêcheurs qui remontent les filets !

Nous quittons l’île assez tot car le programme de la journée est chargé. Nous reprenons des petits bâteaux à rames pour rejoindre notre bus. Direction Llachon et visite de la dernière auberge ! Ne comprenant toujours rien au Quechua, je m’eclipse et pars visiter les alentours. Ces une presqu’île toute proche de la fameuse île de Taquile et un nombre impressionnant de bâteaux pour touristes font le trajet. Après le repas nous prenons le chemin du retour pour Cusco. Au programme 8h de bus. Le problème est qu’ils mettent leur musique péruvienne à fond, genre une gamine de 12 ans qui braille, et qu’ils ont la bonne idée de se mettre à danser. Assez marrant au début mais j’ai eu du mal à tenir le choc ! J’ai un peu perdu mon calme sur la fin !
Nous arrivons enfin sur Cusco, un peu fatigué par le voyage. Ce fût vraiment sympa de voyager avec ce petit groupe et surtout cette nuit sur une île du Lac Titicaca. Voila quelques nouvelles de mon dernier voyage. Le prochain est normalement pour la semaine prochaine. Au programme, trek de 5 jours avec 2 de mes colocs pour attendre une cité perdue dans la jungle, Choquequirao (en gros le nouveau Macchu Picchu).
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Me voila revenu de Blovie et je dois dire que ce fut surement l’un des plus beau voyage de toute ma vie. Cela faisait un mois que je n’avais pas voyagé et ça me démangé ! Je devais absolument être rentré avant le 10 août, jour du référendum du gouvernement d’Evo Morales, et donc gros risque de grêve. Sur le séjour j’ai été plutôt chanceux étant donné que je n’ai pas eu un seul bloqueo (barage routier) et en 12 jours j’ai fait plus de 60 heures de bus et pas perdu de temps !
Jour du départ, 28 juillet, jour d’indépendance du Pérou et donc bien évidement férié. Nombreux défilés toute la journée mais nous avions prévu avec mes colocs de manger chez ami avec qui je joue au foot et qui tient un resto. Au menu, super buffet avec toutes les spécialités péruviennes à volonté. Nous avons commencé à 3h de l’après midi et terminé vers 7h pour vous dire à quel point on en a profité…

A 10h je prends le bus de nuit pour La Paz où je dois rejoindre ma cousine Ingrid. Après une nuit un peu difficile, un levé de soleil à côté du Lac Titicaca et un passage de la frontière un peu folklorique ; j’arrive enfin à La Paz après 14h de bus et rejoins Ingrid. Elle me présente ses amis qui sont en stage tout comme elle en Bolivie : Lucie, Thomas (qui est revenu avec moi sur Cusco pour une semaine) et Raphael avec qui je partage une chambre d’hôtel. Visite rapide de La Paz qui est une capitale à l’urbanisme anarchique et qui, pour ma part, n’a aucun interêt particulier (Ingrid vous dira le contraire mais bon comme on dit ici ‘es feo’). Nous passons dans une agence de voyage pour reserver notre voyage à Uyuni, et nous décidons de faire un trek VTT d’une journée nommé death road (et oui, il y a des Israélien qui meurent en moyenne tous les 3 mois sur le parcours !) dans la région des yungas. Pour info, les israéliens ont la réputation d’être un peu fêlés ici. Après 3 ans d’armée ils parcourent le monde et font un peu n’importe quoi. C’est complétement dingue car bien que ce soit un tout petit pays, tu en rencontres partout. Je dois quand même avouer qu’ils n’ont pas trop la côte ici.
Bref, le lendemain après un super petit dej, départ en bus avec les vélos sur le toit pour atteindre le sommet de la montagne. Le départ est à 4700m d’altitude et l’arrivée à 1300m : pour être plus clair, 70 km de descente avec une première partie asphalté où tu roules comme un malade et ensuite de la piste avec du vrai VTT où tu fais vraiment gaff quand tu vois que sur le coté il y a une falaise à pic de plus de 50m. Que du bonheur ! Nous avions réelement un très bon groupe avec essentiellement des jeunes (des francais, des argentines, un couple de prof et un madrilène super sympa que nous avons suivis plusieurs jours étant donné qu’il faisait le même circuit que nous en Bolivie). La descente nous a pris environ 5h mais les conditions étaient plutôt difficile !

Parti avec la neige, 1000m plus bas nous étions dans un brouillard épais et avec 5º en plus, il pleuvait, nous étions tous trempés et plein de boue. A l’arrivée, on nous améne dans un super hotel avec piscine et un repas que j’ai plutôt bien aprecié. C’était d’autant plus marrant de le faire dans ces conditions humides. Le seul problème fut que je n’avais qu’un seul pantalon pour les 10 jours de voyage et qu’une seul paire de chaussure. Le soir en rentrant sur La Paz j’avais un peu l’air bête en slip et à pieds un dans la rue. Heureusement que l’hotel n’était pas trop loin.
Le lendemain, 31juillet, balade dans La Paz et le soir départ pour Uyuni. Encore un bus de nuit, mais celui-ci était complétement pourri (surtout les siéges), et je pése mais mots… Bien sûr, il n’y avais pas de chauffage et comme il gêle à moins 10º à l’extérieur, il y avait de la glace sur les vitres. Heureusement j’avais mon sac de couchage. De plus, le bus était dégeulasse et pour compléter le tout, le yaourt à boire d’Ingrid, s’est ouvert et a complétement pourri toute nos affaires. C’était vraiment pas la joie. Surtout qu’en arrivant à Uyuni j’avais un peu l’air con à nettoyer mon manteau dans une gammelle d’eau que j’avais piqué à un chien ! Sacré souvenir, dans la bonne humeur surtout qu’une demi-heure plus tard nous étions en terrasse pour prendre notre petit déjeuné. Nous retrouvons tant bien que mal notre agence et partons dans un super 4*4 Toyota et un chauffeur vraiment agréable. Il faut dire que lui et sa femme étaient vraiment au petit soins, nous avons mangé comme des rois pendant 3 jours, et ses commentaires étaient super interressant.
Nous voila donc partis, au programme 3 jours de voyage dans des paysages de rêve. Premier arrêt au cimetière de train, vestige de l’exportation de minerais vers le Chili depuis cette région. Ensuite, départ pour le fameux Salar d’Uyuni, une immensité de sel (lithium) sur plusieurs milliers de km2, et le clou du spectacle est l’arrivée à la isla del pescado avec des cactus pouvant atteindre plus de 10m. Vriament magique ! C’est sur cette île que j’ai retrouvé par hasard Leslie et Lara, 2 francaises qui travaillent aussi sûr Cusco ! Le soir nous dormons dans un hôtel de sel et faisons pas mal de rencontre avec d’autre touristes. Pour compléter notre voiture, il y a une Japonaise plutôt timide mais nous retrouvons notre fameux madrilène de La Paz.

Le deuxième jour, nous partons pour le Sud Lipez et un changement de décors radical. Toute la journée nous traversons d’immenses déserts sans âmes qui vivent, sauf bien sur des 4*4 tels que ne notre remplis de touristes. Nous croisons plusieurs lagunes avec de nombreux flamants roses et le plus surprenant pour moi fut La Laguna Colorada, de couleur rouge vif dù à la suspension de microrganisme à la surface de l’eau. Le soir, nous dormons dans un hotel glacial. Le guide annonce : ‘Si vous voulez plus froid, il faut aller en Sibérie !’. La surprise a été de le voir débarquer avec des bouillottes. Tous les autres groupes de touristes étaient dégoutés !
Pour finir nous avons passé une nuit plutôt agréable et le troisième jour, départ à 5h pour voir les geysers. Le matin était vraiment gracial et c’est surtout ce que je retiens ! Le point le plus éloigné du parcours fut le Volcan Licancabur (presque 6 000m) dont la moitié appartient à la Bolivie et l’autre moitié au Chili ; et la laguna Verde (coloré de vert par certains minerais). Nous revenons sur nos pas et après un petit dej royal, nous nous baignons dans une eau à 35º. Le paradis étant donné que tout le séjour nous sommes complétement gelés.

Notre voyage se termine déjà, et nous voila de retour à Uyuni. Nous avons une petite heure pour se poser et nous reprenons un bus pour Potosi, ville minière qui, pour info, fut la plus grande ville du monde au 17º siécle ! Nous arrivons vers 2h du matin et ce fut un peu galère pour trouver un hôtel étant donné qu’ils étaient tous pleins ! Parvenat à trouver une adresse, nous retrouvons encore par hazard Leslie et Lara. Le jour suivant, visite de cette ville au nombreuses églises et aux monuments magnifiques. Nous apprenons qu’avec ce qu’y a été extrait des mines de Potosi, on pourrait construire une route double voie pavée d’argent de Potosi à Madrid. Incroyable et surtout on se demande comment l’empire espagnol a pu dilapider tant d’argent ! Nous retrouver Martin Preuss, qui travaillé avant moi dans mon ONG, et d’autre amis de l’agro qui ont visité la mine avec une toute petite agence pour pas grand chose. Nous décidons de faire la même chose et nous rencontrons notre guide pour le jour suivant, un certain Willy qui fut mineur pendant 7 ans et qui aujourd’hui a monté sa propre agence touristique.
Le 5 aout au matin, nous partons donc pour la visite d’une mine du Cerro Rico accompagnés de Willy. Une fois équipés, nous passons au marcher pour mineurs afin d’acheter quelques regalitos (surtout des sac de coca mais également des clopes roulées et des boissons) pour les mineurs que nous allons rencontrer dans la mine. Une fois arrivé, c’est vraiment impressionnant, surtout que pour une fois nous sommes vraiment le seul groupe de touriste. Nous rentrons dans la mine où les galeries sont toutes petites et nous nous arrêtons assez vite pour rendre hommage au propriétaire des lieux, Satan en personne !
Les mineurs ne prennent pas à la légère ces offrandes. Nous continuons notre chemin et il devient très vite difficile de se faufiler dans les galeries. Nous empreintons des échelles, continuons à quatre pattes, et enfin nous arrêtons pour discuter un peu avec un mineurs. J’avais pour apriori qu’ils étaient pas trop malins mais celui-ci m’a demontré le contraire. Il était vraiment très fier de son métier. Nous avons parlé de politique bien sur et d’Evo Morales, de l’américanisation de la Bolivie, du contrôle des prix des minerais par les acheteurs, et de l’organisation des coopératives minières.

Nous poursuivons notre petite promenade et distribuons nos regalitos au mineurs que nous croisons. Willy nous explique un peu les méthodes d’extraction. Nous sortons de la mine et il prépare un baton de dynamite. Ca a fait un sacré raffut ! Cette visite de la mine m’a vraiment marqué surtout les conditions de travail très dures et j’en reste encore marqué. Nous revenons sur Potosi et dans l’après midi nous visitons assez rapidement la Casa de la Moneda, l’un des plus grand musé d’Amerique Latine. Le soir nous reprenons le bus pour Sucre ou nous devons retrouver les autres agro qui ont préparé un petit trek de 2 jours pour visiter le Crater de Maragua. On ne sait pas encore à quoi nous attendre !
Arrivé à Sucre, nous apprenons que nous partons avec un guide particulier et non pas avec une agence, parce que c’est moins cher et que de toute facon il n’y a aucun problème car il est recommandé par plusieurs hôtels. Bref, nous suivons comme des moutons super heureux de n’avoir rien à préparer !
Ce trek mériterait un article à lui seul mais je vais essayer de faire au plus court ! Le 7 aout nous partons donc sans le savoir pour l’attraction la plus marquante et surtout la plus dangereuse de tout le séjour. La première journée se passe plutôt bien dans un paysage de rêve, où les déformations téctoniques sont des cas d’école en prépa, super les souvenirs ! Le guide impose un rythme de fou et il est toujours 25m tout seul devant. On lui demande de ralentir mais il nous explique sans aucun complexe qu’il ne peut pas aller moins vite sinon ça le fatigue. Bref, nous arrivons en début d’après-midi dans ce crater qui aurait pour origine la chute d’une météorite, et nous apprenons que le guide n’a pas encore réservé de lit. Pour finir, nous allons dormir à 9 sur 4 lits ! Ca encore ce n’ai pas trop grave. Ensuite nous devons aller voir des traces de dinosaures. Le guide ne connait pas le chemin et nous fait faire un énorme détour. Bref, nous décidons de rebrousser chemin étant donné que la nuit commence à tomber et que la fatigue se fait sentir. La soirée passe bien vite et nous ne tardons pas à nous coucher. Comme il n’y a pas d’éléctricité il n’y a pas grand chose à faire !
Le lendemain matin, en début de matinée, nous visitons les alentours du Crater et notament le cimetière en plein centre. A 10h nous prenons le chemin du retour. Assez étrange, à chaque fois que le guide croise quelqu’un, il demande sa route. On commence un peu à se demander pourquoi nous avons pris un guide mais nous le suivons sans trop poser de questions ! Enfin, nous arrivons à un endroit où il n’y a plus de sentier et nous nous retrouvons à se faire un chemin dans les brousailles. Nous faisons pression pour faire la pose de midi et le guide nous accorde une demi heure. Vingt minutes plus tard il nous annonce que si nous ne bougeons pas nos fesses, il part sans nous. Commencant à en avoir un peu plein les pompes, et étant vraiment creuvés nous l’envoyons promener gentiment mais celui-ci prend la mouche et se sauve ! Au début on en rigole, ensuite on se dépeche de faire nos sacs et de se mettre à sa poursuite et enfin après 10 minutes de course dans la montagne, Ingrid parvient à le rejoindre. Une grosse dispute éclate, on lui dit qu’il en complétement fou et lui nous avoue enfin qu’il n’a jamais pris ce sentier et qu’il ne sait pas trop où nous sommes! La super ambiance. Nous continuons et nous attenions enfin une rivière après une descente un peu abrute. Pour se faire pardonner, il nous dis que nous avons parfaitement le temps de nous baigner, ce que nous faisons et nous perdons donc près d’une heure d’insousiance. Le problème c’est que maintenant il n’y a plus de chemin et qu’il nous faut longer la rivière. Pas moyen de remonter, les falaises sont trop à pic. Bref, nous devons traverser la rivière plus d’une dizaine de fois avec des passage un peu compliqués, surtout lorsque le courant devient plus fort. Quelques’un d’entre nous tombent à l’eau et d’autre décident de garder les chaussures pour traverser plutôt que de devoir les enlever et les remettre toute les 10 min !

Nous poursuivons plusieurs heures et arrivons enfin à un passage infranchissable. Plus moyen de longer la rivière. Le guide ne prenant aucunes décisions, et malin comme je suis, je décide d’escalader la portion de la falaise la moins difficile. Super pratique avec un sac de 20 kg sur le dos et plus de 8h dans les jambes. Bref, arrivé en haut, constat horrible, il faut contourner une montagne pour rejoindre le cours d’eau un peu plus loin. Le guide voulant montrer qu’il gére tant bien que mal la situation, passe devant pour poursuivre l’ascension, mais prend le chemin le plus compliqué et surtout le plus dangereux. Nous ne le suivons pas et arrivons avant lui au sommet ! Super heureux d’être arrivés en haut nous redescendons vers le cours d’eau. La nuit commence à tomber. Nous poursuivons le long le rivière et il faut maintenant complétement noir. Heureusement que nous avons quelques lampes.
Nous voila repartis à l’ascension d’une montagne et avec l’obscurité j’ai vraiment la trouille. Soudain, plus moyen d’avancer. Martin décide de continuer et se retrouve à descendre une falaise d’une dizaine de mètre. Hors de question de descendre ça en pleine nuit. Nous rebroussons chemin et Martin nous trouve un accès pour redescendre vers le cours d’eau. Nous nous agripons à tout ce qui traine pour ne pas tomber et parfois bien sur on tombe sur un cactus !. Nous retrouvons enfin cette fameuse rivière. Le pire est d’entendre le guide faire des prières à voie haute. Celui-ci décide de partir seul devant trouver les chauffeurs qui sont censés nous attendre. On se retrouve tout seul complétement creuvé, les nerfs commencent à craquer mais heureusement personne ne s’arrête et nous continuons à déhanbuler dans le noir, traversant la rivière pendant près de 2 heures. Vers 10h nous croisons une plage où nous arrions pu nous arrêter pour passer la nuit mais comme certain d’entre nous sont trempés et complétement gelés nous continuons.
Alors que nous n’y croyons même plus, nous apercevons une lumière. Au début on se dit qu’ils viennent enfin nous chercher avec des lampes torches. On commence même à entendre le son de leur voies ! Le problème est que la lumière commence à être de plus en plus intense et à gravir la montagne. Nous apprendrons plus tard que le guide a mis le feu à la montagne pour que nous puissions avoir un point de repère.

J’ai l’impression d’être dans un film du genre ‘les randonneurs du dimanche’ ! Je me dis qu’il est complétement fou surtout que je l’entend hurler et qu’il est tout fier de lui de nous avoir retrouvé. J’ai manqué de lui mettre mon point sur la figure mais j’en avais même plus la force ! La montagne est en flamme et l’ambiance est indescriptible. Les chauffeurs nous aident à traverser une dernière fois la rivière et nous savons que nous ne passerons pas la nuit à la belle étoile.
Le moment le plus fort fut lorsque nous avons traversé un pont de singe avec la montagne en feu sur la versant opposé. Ils nous reste encore 40 min de marche jusqu’aux voitures. A peine monté en voiture, je m’effondre de sommeil. Il est minuit, nous avons marché 15 heures dont 6 heures de nuit, traversés une quinzaine de fois la rivière et escaladés 2 montagnes. Bref, un truc de fou ! Le genre de chose à ne surtout pas raconter à son maître de stage sous peine de ne plus jamais pouvoir prendre de vacances ! Heureusement il n’y a pas eu de blessé, seul certains ont les pieds abimés. Le lendemain, journée de repos sur Sucre où j’ai passé mon temps à manger dans les marcher les spécialités du coin, visite de la Casa de la Libertad et surtout passage obligé à la cathédrale pour faire une petite prière. Sucre est la plus belle ville que j’ai visité de Bolivie est elle ressemble fortement à Arequipa ou même Cusco.
Enfin, nous repartons pour 12 de transport de nuit dans un super bus cama vers La Paz, transit de 6 heures sur La Paz le temps de faire un musé et de se dégourdir les jambes et je reprends le bus avec Leslie et Thomas pour Cusco. Manque de chance, je fais 3 heures de bus avec un mec complétement bourré, chargé de l’entretien des routes, qui m’explique que c’est grâce à lui que des gringos tel que moi peuvent voyager ; charmant ! Nous arrivons le 10 août après 15 heures de bus, à Cusco qui est aujourd’hui ma ville !
Que du bonheur ce voyage ! Les prochaines avantures sont pour la semaine prochaine avec un groupe de 10 comuneros, dont le but et de découvrir pendant 6 jours plusieurs auberge au Pérou et en Bolivie. En prime, une nuit tout frais payé sur l’île de Ticonata, une des île du lac Titicaca ! Ca a du bon d’être le coordinateur du voyage d’étude !
J'ai mis beaucoup de photos alors profitaisant!
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C'est décidé je pars 10 jours en Bolivie!! Il faut bien en profiter, vu le prix des billets d'avion, je ne suis pas de revenir en Amérique Latine alors autant en découvrir un maximun!
Avant de partir j'ai du terminer le programme et le budget d'un voyage d'étude que j'organise avec les membres de la communauté avec laquelle je travaille. L'objectif étant de partager les expériences d'autres auberges communales. Maintenant que ce projet est bouclé, je peux partir tranquillement. Je rejoinds une cousine à la Paz (Ingrid pour ce qui la connaisse) et ensuite nous partons faire une boucle dans ce merveilleux pays! Je commence par 2 ou 3 jours à la Paz puis nous partons pour le salar d'Uyuni, Potosi (et ces fameuses ruines d'argent), Sucre et Cochabamba. Je pense faire le lac Titicaca, vers le 25 aout après mon le voyage d'étude avec les campesinos (c'est sur la route du retour)!
Sinon cette semaine j'ai herbergé Marion, Amélie et Mélanie, 3 grignonaises qui étaient de passage sur Cusco. C'était assez sympa de recontrer des membres de son école à l'autre bout du monde!
J'espère faire un magnifique voyage et pouvoir vous faire profiter un peu avec de nombreuses et splendides photos!
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